
Lorsqu’un rociero évoque le « Camino », il fait référence à l’itinéraire qu’il parcourt avec son Hermandad depuis le siège de celle-ci jusqu’au village d’El Rocío.
Le pèlerinage débute par la messe dite du Romarin, au cours de laquelle chaque pèlerin implore la Vierge afin qu’elle lui accorde sa protection tout au long du trajet et lui permette d’atteindre sain et sauf le sanctuaire.

La date du départ varie selon les Hermandades, en fonction de la distance à parcourir. Ainsi, durant la semaine précédant le lundi de Pentecôte, les différents chemins menant à El Rocío se peuplent progressivement de confréries qui avancent en priant, en chantant et en adressant des louanges à la Vierge.
Chaque Hermandad suit un itinéraire propre, bien que l’organisation générale du pèlerinage demeure largement similaire. À l’issue de la messe du Romarin, les pèlerins entament leur marche jusqu’à une première halte où, selon l’heure, ils prennent leurs repas et passent la nuit.
Vers minuit, ils récitent le rosaire devant la charrette portant le Simpecado. À cette occasion, le frère aîné ou le responsable du convoi communique les consignes ainsi que l’itinéraire du lendemain. Ensuite, les pèlerins se retirent dans leurs attelages, où ils partagent repas, chants et moments de convivialité.
À l’aube, les tamborileros réveillent les participants. Avant de reprendre la route, une messe est célébrée en hommage à la Vierge. Commence alors une nouvelle journée de marche autour de la charrette du Simpecado, que les pèlerins suivent à pied, à cheval ou en voiture hippomobile, unis par une même foi et un objectif commun.
Certains lieux du Camino revêtent une importance particulière. Pour les confréries originaires de la province de Cadix, la traversée de l’embouchure du Guadalquivir, au Bajo de Guía, constitue un moment particulièrement attendu : les pèlerins embarquent avec leurs charrettes pour rejoindre les marais du parc de Doñana. Pour celles venant de Séville, c’est le passage du Bajo de Quema, sur le Guadiamar, qui marque fortement les esprits.
Quelle que soit la durée du parcours, tous les pèlerins ont pour destination le village d’El Rocío. Toutefois, avant d’y parvenir, ils franchissent symboliquement le seuil de la maison de la « Señora », appelée El Ajolí.
La présentation a lieu le samedi avant le Lundi de Pentecôte. Elle consiste à présenter le Simpecado de chaque Hermandad à la Vierge du rocio. Une après l'autre, les Hermandad par ordre d'ancienneté avancent leur simpecado porté sur des charrettes tirées par des boeufs ou des mules devant l'ermitage.
Cette cérémonie commence de bonne heure le matin et compte tenu du nombre important de hermandades, se termine généralement tard dans l'après-midi. Ils sont accueillis par les représentants de l’Hermandad Matrice accompagnée de son étendard et de ses lanternes.

Certaines Hermandad soignent particulièrement cette présentation en faisant s'agenouiller les boeufs en signe de soumission devant la porte de l'ermitage. A ce moment là c'est le charretier qui montre le travail effectué avec les animaux pendant l'année. Résultats remarquables quand on pense au dur chemin parcouru les jours précédents.
Les charrettes et les voitures, certaines décorées, d'autres couvertes de la poussière du chemin forment un interminable cortège qui n'a qu'un objectif, arriver à l'ermitage de la Vierge. On a accompli une promesse, on lui dit merci, Elle les a appelés et ils sont venus.
Histoire de l'apparition
L'ermitage - Le village
Le rosaire - messe pontificale
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